De l'art d'écrire

De l’intérêt des concours d’écriture

Les concours d’écriture ont toujours eu le vent en poupe et sont un élément incontournable du paysage littéraire. Qu’ils soient organisés par des maisons d’édition, des organisateurs de festivals, des localités, des associations, etc., les concours font état à la fois d’une scène littéraire bouillonnante et d’une diversité dans les genres ainsi mis en avant.

Les concours d’écriture chez Kobo Writing Life

Chez Kobo Writing Life, nous avons lancé il y a deux ans le concours « A la découverte des talents de demain » avec la Fnac et les éditions Préludes pour explorer ce renouveau de la littérature. Nous sommes également partenaire du Prix de la Meilleure Romance organisé par les éditions Diva Romance depuis trois ans. Alors que ces deux concours connaissent une actualité en cette rentrée – annonce du lauréat au Forum Fnac pour le premier, troisième édition en cours pour le second – nous avons voulu revenir sur l’intérêt pour les auteurs de participer à des concours d’écriture.

Quelles sont les raisons avancées par les auteurs pour soumettre leur manuscrit à un concours ?

  1. Exercer sa plume : au-delà du mythe de l’Écrivain attendant la Muse, l’écriture s’apprend et se travaille, comme le prouve le succès croissant des ateliers d’écriture et des cursus d’écriture créative. Et, de même qu’un sportif améliore ses performances par la pratique, un écrivain affûte sa plume par l’exercice régulier. Bien sûr, nul besoin de concours pour s’asseoir à sa table et écrire chaque jour. Mais, pour certain(e)s, participer à un concours leur donne un but à atteindre, une motivation pour avancer dans l’écriture de son roman. Le couperet de la deadline agit alors comme un aiguillon pour stimuler l’écriture. C’est d’ailleurs ce qui explique en partie que des milliers de personnes à travers le monde se coupent de toute activité « sociale » chaque année au mois de novembre pour atteindre le graal de 50 000 mots et décrocher ainsi leur badge de NaNoWriMo finisher.
  2. Se confronter à la réalité et obtenir l’avis de professionnels : le fait de participer à un concours permet d’être lu par d’autres personnes que son entourage immédiat, ses proches, ses amis. Quand bien même ces derniers vous assureraient de leur impartialité totale à la lecture de votre texte, le lien affectif entre vous risquerait de les influencer d’une manière ou d’une autre et ce, le plus souvent sans qu’ils en aient eux-même conscience. En soumettant votre texte pour un concours, vous acceptez que des regards extérieurs se posent sur votre manuscrit et le jugent à l’aune des règles du concours, ce qui est un grand pas en avant.
  3. Se conformer à des règles d’écriture : chaque concours a ses propres règles de participation auxquelles il vous faudra prêter une grand attention. En effet, un concours de nouvelles organisé par un magazine n’aura pas la même limite en nombre de signes qu’un concours organisé par un éditeur pour repérer de nouvelles plumes. Coller à la thématique proposée par un concours peut s’avérer un excellent exercice pour stimuler votre imagination et votre créativité, en vous faisant explorer parfois des thèmes auxquels vous n’auriez pas pensé spontanément.
  4. Pour gagner ! Ne perdons pas de vue l’objectif premier de tout concours : désigner un vainqueur. Votre but en y participant est donc bien de remporter le premier prix 😉 Même si vous ne voulez pas vous bercer d’illusions au risque d’être déçu, même si vous craignez que la compétition soit rude et le nombre de concurrents conséquent, même si un brin de superstition vous enjoint à la prudence, il existe – ne l’oublions pas – la possibilité que vous soyez l’heureux(se) élu(e).

Au-delà de la théorie, la pratique

Avant de vous lancer bille en tête, un minimum de méthodologie s’impose. Évitez de partir tout azimuts en envoyant votre texte à tous les concours dont vous entendez parler, au risque de vous disperser. Essayez plutôt de cibler ceux qui vous intéressent vraiment en vous renseignant au préalable sur le concours : par qui est-il organisé ? quel est le genre recherché ? quel est le nombre de signes requis (minimum/maximum) ? que gagnent les lauréats ? Ces questions initiales vous permettront de vous assurer que votre roman entre bien dans la ligne éditoriale du concours. Ensuite, relisez bien votre texte avant soumission. Un texte truffé de fautes d’orthographe et de grammaire, ou d’incohérences scénaristiques aura tendance à avoir un impact négatif sur le jury par rapport à un texte de même qualité stylistique mieux présenté. Si votre texte n’a pas été retenu par le jury, ne vous découragez pas. Chacune de ces expériences vous permet de mûrir votre écriture.

Et maintenant ?

Vous voulez vous lancer ? Si vous écrivez de la romance contemporaine et que vous avez envie de tenter l’aventure, vous avez jusqu’au 14 octobre pour participer au Prix de la Meilleure Romance évoqué plus haut. Pour les autres, nous vous invitons à suivre notre blog pour être informé de nos autres initiatives autour de l’écriture. A ce propos, ne manquez pas le Café de l’autoédition pour rencontrer notre équipe, échanger avec d’autres auteurs, participer à un atelier d’écriture ou pitcher votre roman à notre jury de professionnels.

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Et vous, quelle est votre motivation pour participer à des concours d’écriture ? Faites-nous part de votre expérience dans les commentaires !

4 réponses »

  1. Écrire c’est prendre le risque d’être lu… Encore faut-il être lu ! Le concours KOBO est un formidable tremplin pour trouver des lecteurs … enfin pour aller à la rencontre de « ses » lecteurs. Dans l’aventure de l’autoédition il n’y pas trente-six solutions pour percer : la pub sur les réseaux sociaux, la participation à des salons et les concours.
    Si l’on est auteur la participation au concours est des plus excitante. Elle offre une vitrine indéniable pour présenter son œuvre et percer le plafond de verre de l’anonymat. Tous les participants vous le confirmeront : le concours permet d’élargir son lectorat. Au-delà , bien sûr le verdict tombera : engouement, succès ou retombée dans l’anonymat. En tant qu’auteur le concours KOBO m’a permis de d’être téléchargé (et lu ?) dans plus de 10 pays mais surtout il m’a permis de découvrir de véritables « pépites » littéraires.

  2. Ce qui me pousse à participer à un concours d’écriture ? Gagner bien sûr. C’est comme un rendez-vous pour lequel je mets ma plus belle robe (cousue main et conforme au règlement), mes chaussures les plus sexy (celles qui mettent en valeur mes petits orteils). Le jour J, je me présente et charme le jury qui, conquis par tant de beauté me décerne le premier prix et m’invite à partager le verre de l’amitié avec les autres candidats. Simple, non ? Participer à un concours d’écriture est pour moi une façon d’essayer d’autres vêtements que ceux que j’ai l’habitude de porter. C’est un exercice très intéressant même si, je n’y ai encore jamais rien gagné. Merci pour votre article.

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