Portraits d'écrivains

Interview de Victoire Sentenac, autrice sur le fil de l’émotion

Victoire Sentenac est l’autrice de 10 romans autoédités. Passionnée de littérature depuis toujours et mère de trois enfants, elle écrit des romans d’une grande sensibilité dans lesquels elle aborde des thèmes d’actualité au travers de personnages complexes et attachants. Et regarder la vie, sorti en mai 2023, est la conclusion de sa trilogie « À faire voler nos âmes ».

5 questions à l’écrivaine

Qu’est-ce qui fait, selon vous, un bon ouvrage ?

Un bon ouvrage, c’est avant tout, pour moi, une bonne histoire, qui donnera envie au lecteur de tourner les pages jusqu’à la dernière. C’est aussi une écriture fluide et rythmée, des personnages authentiques, une intrigue cohérente, sans ficelles apparentes, et bien sûr la transmission d’émotions fortes … Personnellement, lire un bon roman me donne systématiquement envie d’écrire !

Quel message aviez-vous envie de faire passer à travers la trilogie « À faire voler nos âmes » ?

Mes personnages nous ressemblent, avec leurs failles et leurs imperfections. Certaines épreuves qu’ils traversent les mettent à terre, mais elles vont aussi les transformer profondément et les révéler à eux-mêmes. Le message que je souhaite faire passer à travers cette trilogie, qui est littéralement au croisement de mes deux vies professionnelles (écrivaine et infirmière puéricultrice !) est que nous ne pouvons pas éviter les épreuves que la vie nous envoie, mais nous pouvons nous en relever.

Avez-vous peur des critiques ? Vous souvenez-vous de la meilleure critique et de la pire critique reçue ?

Les critiques que j’attends le plus sont celles de mes proches car ils me connaissent, et celles des lecteurs m’ayant déjà lue, car ils me font confiance et je ne veux pas décevoir leurs attentes. La meilleure critique que j’ai reçue a été la toute première, car elle m’a donné confiance pour la suite. Je suis également très touchée lorsque les lecteurs et lectrices me confient avoir ri et pleuré, ou ne pas arriver à lâcher mon livre tant ils sont pris par l’histoire… La pire critique que je peux recevoir est celle qui n’est pas nuancée, par exemple : « nul », un jugement lapidaire qui ne me permet pas de m’améliorer. Mais ça n’arrive pas souvent, heureusement !

Avez-vous une routine d’écriture idéale ?

Je dois impérativement être chez moi, face à ma fenêtre, porte fermée pour éviter d’être dérangée ! Je peux écrire à n’importe quelle heure, à condition d’avoir du temps devant moi… J’aimerais pouvoir rallonger mes journées, mais ce n’est pas possible alors je m’adapte, parfois écrire une demi-page me suffit pour ne pas perdre le fil de mon intention, quitte à remettre la suite au lendemain.

Votre meilleure astuce ou conseil à partager ?

Le meilleur conseil que je puisse donner est celui de préserver la joie de créer, car c’est elle le moteur de tout le reste. Il m’est arrivé de rester de longues semaines sans écrire, car l’étincelle n’était pas là et je ne voulais pas forcer le processus, cela se serait ressenti au niveau de mon écriture ou de l’intérêt de l’histoire. Je suis persuadée que mes meilleures pages sont celles que j’ai eu le plus de plaisir à écrire.

4 questions à l’autoéditrice

Comment en êtes-vous venue à l’autoédition ?

J’ai écrit mon premier roman La nuit sur les toits sans me poser de questions. Par curiosité, je l’ai mis en ligne sur une plateforme gratuite et le succès a été au rendez-vous. J’ai donc décidé de l’envoyer à plusieurs maisons d’édition traditionnelles, mais je n’ai jamais eu de retour. Au lieu de me décourager, j’ai voulu prolonger cette belle expérience de partage avec les lecteurs grâce à l’autoédition, et je suis ravie de l’avoir fait ! 

Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

Je n’ai pas vraiment de bêta-lecteurs, la seule personne qui lise attentivement le premier jet de mes romans et m’aide à les corriger, c’est ma maman ! Elle est une formidable lectrice et son regard aiguisé m’est indispensable pour les coquilles que l’on ne voit plus à force de se relire… 

Comment réalisez-vous vos couvertures ?  

Dès les premières pages d’écriture, je sélectionne des photos qui m’inspirent sur des banques d’images gratuites, telles que Pixabay ou Pexels. Ensuite, lorsque j’ai un titre en tête, quitte à en changer par la suite, je crée un projet de couverture grâce au logiciel Canva. J’adore ça, je peux en créer une vingtaine et ensuite j’ai un mal fou à choisir la bonne ! Même si en pratique je reviens souvent au premier jet…

Quelle serait votre astuce sur KWL ou pour l’autoédition en général ?

Persévérer. Lorsque j’ai créé mon premier ebook grâce à Kobo Writing Life, durant plusieurs mois je n’ai eu que très peu de lecteurs. Mais un avis en appelant un autre, petit à petit… l’oiseau fait son nid ! D’ailleurs, le fait de proposer plusieurs ouvrages me semble intéressant pour attirer les lecteurs vers son univers littéraire.

Je pense aussi que la présentation du livre, qu’il s’agisse de la couverture, du titre, mais aussi de la qualité de la mise en page et l’absence de fautes sont indispensables à la crédibilité du marché de l’autoédition. Il faut essayer d’être le plus professionnel possible, même si, en tant qu’autoédité, on porte plusieurs casquettes, ce qui par ailleurs est très stimulant ! Enfin, ne pas hésiter à contacter l’équipe de KWL, qui est très à l’écoute et bienveillante !

4 questions fictives à Clémence, personnage principal de Et regarder la vie

Comment êtes-vous née ?

Je suis née pour illustrer la complexité de la nature humaine et sa capacité de résilience. La trajectoire de ma vie montre à quel point on peut dépasser les apparences et tendre vers ce qui nous semblait impossible au départ.

Quel est votre cheminement dans ce roman ?

J’étais une jeune femme extrêmement dépendante de son apparence physique et j’avais besoin de maîtriser mes émotions. Les rencontres que j’ai faites m’ont obligée à lâcher prise, me révélant à la fois la puissance de l’amour, du lien maternel, mais aussi des ressources en moi dont je n’avais pas conscience au départ.

Révélez-nous un secret sur vous ?

J’ai Mathieu dans la peau, même quand la vie nous malmène. 

Révélez-nous un secret sur votre créatrice ?

Comme moi, ma créatrice marche à l’instinct et vit la maternité comme une expérience transcendante.


Retrouvez tous les ouvrages de Victoire Sentenac sur la librairie Kobo.

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