De l'art de publier

À la rencontre de Natacha J. Collins, autrice de romances

À l’occasion de la parution de son nouveau roman Et tant pis pour le destin ! sur Kobo.com,  nous avons posé quelques questions à Natacha J. Collins dans le cadre d’une interview. Elle y évoque son expérience d’autrice éditée et maintenant autoéditée ainsi que son attrait pour le genre de la romance.

Comment êtes-vous venue à l’écriture ?

Toute petite déjà, j’adorais inventer des histoires, créer des univers et donner vie à des personnages qui m’entrainaient dans d’incroyables aventures. Que ce soit par le dessin ou l’écriture, je trouvais toujours le moyen de laisser libre court à mon imagination, des heures durant. Avec le temps, l’écriture s’est imposée à moi comme une évidence pour réunir des êtres que tout ou presque, bien souvent, opposait au départ. 

Quels sont les livres et auteur.ice.s qui vous ont inspirée ?

Pour ne citer qu’eux dans une liste non exhaustive, cela va de Stephen King à Marion Zimmer Bradley, en passant par David Gemmell, Bernard Werber, Terry Goodkind, Agatha Christie, Isaac Asimov, Emily Brontë, Homère, Kathleen Givens… Ils font partie des écrivains et écrivaines que j’affectionne particulièrement.

Où puisez-vous l’inspiration ? Quelle est votre astuce pour contrer l’angoisse de la page blanche ?

Un paysage, un rêve, une chanson, une lecture, un fait historique, un documentaire, une rencontre, une discussion, une peinture, une photo… tout peut être source d’inspiration. Il suffit parfois d’un rien, ou presque, pour que des idées fusent ! Concernant l’angoisse de la page blanche, il me suffit en général de m’aérer en profitant d’une promenade pour être remontée à bloc, et c’est encore mieux si je me trouve alors en bonne compagnie 😊 Sans oublier que le soutien de mes proches, des adorables lectrices et lecteurs ainsi que celui des blogueuses passionnées m’est aussi très précieux pour écrire !

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous autoéditer ? Quel regard portez-vous sur l’autoédition ?

Cette envie de tenter l’aventure de l’autoédition, de découvrir par moi-même tout le processus de création et de publication d’une œuvre, de A à Z, me titillait depuis un moment. Je me suis dit qu’il était temps de m’y essayer, histoire également de découvrir une autre facette de l’édition, grâce à laquelle j’ai beaucoup appris. Certains dénigrent les auteurs autoédités. Ils prétendent qu’ils y sont contraints parce qu’ils ne trouvent pas d’éditeur traditionnel pour publier leurs œuvres, que ces livres sont de moins bonne qualité, etc. C’est sans doute le cas pour certains, mais pas pour d’autres. Beaucoup d’autrices et d’auteurs en autoédition sont très professionnels et proposent un travail de qualité. Cependant, ce n’est pas forcément évident pour tout le monde de disposer d’assez de temps ou d’expérience pour s’occuper correctement de tout cela seul, ou de trouver les bonnes personnes pour aider.

Vous avez publié plusieurs romances chez Harlequin, et vous autoéditez maintenant votre première romance paranormale. Quels sont les avantages à être un auteur indépendant d’une part, et que vous a apporté le travail avec votre maison d’édition d’autre part ?

Cette indépendance en autoédition offre principalement une grande liberté, notamment en ce qui concerne la thématique de l’histoire, le prix de l’ouvrage, la mise en page, etc. On décide absolument de tout. Quand on signe avec une maison d’édition, il faut accepter de déléguer. C’est pourquoi il est très important de savoir où l’on met les pieds, d’avoir confiance envers les personnes qui vont nous entourer, tout particulièrement l’éditrice qui suivra notre travail. Chez Harlequin, j’ai eu la chance jusque-là de collaborer avec des personnes professionnelles, disponibles et agréables. Nous discutons ensemble, sans pression, avant qu’un projet ou une décision soit validé de part et d’autre. De mon expérience, on est loin de l’image de l’éditeur tyran que l’on peut entendre ici et là ! C’est rassurant de pouvoir compter sur des professionnels qui connaissent et aiment leur métier, de bénéficier de conseils d’écriture qui aident à progresser, d’avoir un point de vue extérieur et objectif sur son travail, sur la couverture la plus adaptée au texte, etc. Tout cela avec un seul objectif : proposer aux lectrices et lecteurs le meilleur et plus beau livre possible. Le même but qu’en autoédition, en somme 😉

La romance est-elle votre genre de prédilection ?

Je le pense, en effet. Peu importe l’époque, le thème ou l’endroit, dès l’instant où l’amour est au rendez-vous, je me lance ! J’ai besoin de vivre et de partager avec mon lectorat de belles histoires d’amour, avec de tendres sentiments, de la passion, mais il me faut toujours, en complément, une touche d’aventure, d’humour, de conflits, de faux-semblants etc., voire de batailles épiques, si le contexte s’y prête.  

Qu’est-ce qui rend Et tant pis pour le destin ! particulier à vos yeux par rapport à vos autres romans ?

Contrairement à mes autres romans, qui sont pour la plupart des historiques, Et tant pis pour le destin ! est une romance contemporaine (comme mon livre Passion à Hollywood) qui se déroule en France – à Nantes, plus précisément, pour une grande partie du récit. Il y a également une dimension paranormale, une thématique qui me passionne et que j’avais très envie d’explorer… avec toujours une belle romance, comme je les aime, de l’humour et un message d’espoir qui saura toucher je l’espère le cœur des lectrices et des lecteurs.  

Pour finir, quelle pourrait-être la citation qui vous représente le mieux ?

Le gras, c’est la vie !

Eh oui, je l’avoue, je suis très gourmande 😉

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