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Rencontrez Olivier Norek, président du concours de nouvelles Quais du Polar/Kobo by Fnac 2020

Le concours de nouvelles Quais du Polar / Kobo by Fnac vient de commencer. Les autrices et auteurs en herbe ont jusqu’au 31 janvier pour publier leur nouvelle policière sur la plateforme Kobo Writing Life. Le thème de cette année ? « Quand Big Data se fait enquêteur, ou comment les données peuvent aider à résoudre les enquêtes ».

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Pour encourager les autrices et auteurs de polar, nous avons demandé au président de cette édition, Olivier Norek, de répondre à quelques questions qui devraient en inspirer plus d’un(e) !

Quel est LE livre qui vous a marqué ?

Je vais en choisir plusieurs. Pour le côté polar, c’est Police de Hugo Boris. Pour le côté « révélation d’enfance », Le Corps de Stephen King. Et pour le roman dit « traditionnel », ce sera Les Piliers de la Terre de Ken Follett.

Si vous deviez être un personnage de fiction, quel serait-il ?

J’ai longtemps choisi Batman ou Fantômas, pour leur côté super héro sans pouvoirs… mais aujourd’hui, avec la maturité, je crois lui préférer un Commissaire Montalbano de la série de Camillieri… Un flic italien, solitaire, qui passe son temps à imaginer ce qu’il va manger à midi ou le soir… tout tourne autour de la bonne bouffe, et ça, c’est toute ma vie !

Que représente l’écriture pour vous ?

L’écriture est à ce jour mon seul lien avec l’extérieur. Mon fil d’Ariane. Je construis des histoire, crée des personnages, uniquement pour les offrir. Je ne pense pas que j’écrirais si cela n’était que pour moi. J’ai été flic, capitaine de police pendant 17 ans, et c’était aussi pour m’assurer un lien, une connexion avec le monde. Sans ce métier de flic, sans celui d’auteur, je me serais transformé en ours depuis bien longtemps.

Qu’est-ce qui vous inspire ?

La question principale est : que vais-je pouvoir raconter à des lectrices ou lecteurs qui ont presque déjà tout lu ? Comment les surprendre, encore et encore. Alors j’écoute, je regarde, quand j’entends une bonne anecdote, un fait-divers surprenant, je tire les ficelles jusqu’au bout pour voir si j’ai de la matière à inventer. Je note, tout, tout le temps, j’ai un dizaine de carnets noircis d’idées et de propositions… Pour écrire longtemps, et se renouveler, il faut être une éponge, un aimant, tout assimiler et secouer bien fort, dans l’espoir de trouver l’inédit.

Quel est le meilleur conseil que vous ayez reçu en tant qu’écrivain ?

« La fin de ton roman justifie-t-elle que je me tape les 400 pages qui la précédent ? » (John Irving). En gros, attention au « tout ça pour ça ? ». Il n’y a pas pire, surtout en matière de polar, qu’un sentiment d’inachevé ou de déception à la fin de l’intrigue. Soignez votre chute, comme on soigne sa sortie au théâtre !

Quel conseil donneriez-vous aux auteurs qui souhaitent participer au concours de nouvelles Quais du Polar / Kobo by Fnac ?

La base. Une nouvelle, c’est une arène (décor, lieu), des personnages, une histoire, une chute. En somme, une nouvelle requiert la matière d’un roman entier pour lequel vous n’auriez droit qu’à 10 pages. Soyez concis, pas de digression, vous n’avez pas le temps. L’entrée en matière doit être immédiate, les dialogues concis et ciselés, mais surtout, surtout, racontez l’histoire qui vous ressemble, qui ressemble à vos émotions, vous ne l’écrirez que plus facilement.

Que représente pour vous votre participation au jury du concours en tant que président ?

Un bon petit stress pour vous dire la vérité. Outre Kobo, la nouvelle gagnante sera éditée dans la revue Alibi (nouvelle édition), revue qui m’a proposé de leur écrire aussi une nouvelle. Donc, je vous en supplie, ne soyez pas trop bons, ou je vais me faire charrier !

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