De l'art d'écrire

En tête-à-tête avec Arthur Belisle

Nous vous proposons régulièrement de faire connaissance avec des auteurs Kobo Writing Life qui ont fait parler d’eux sur la plateforme. Ce jeu des questions / réponses permet ainsi d’en savoir un peu plus sur leur goût pour l’écriture et leurs influences. Ces auteurs aiment à partager des conseils et astuces pour celles et ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure de l’autoédition ou qui hésitent encore. Aujourd’hui, nous vous présentons Arthur Belisle, auteur de Adieu Sophia et vainqueur de l’open-pitch du Salon Fnac Livres 2018.

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Quand avez-vous découvert votre passion pour l’écriture ?

Assez tôt. Mais la vie a passé et je n’ai pas consacré assez de temps à la création, à la fiction à mon goût. C’est pourtant une source de satisfaction immense.

Quels sont le ou les auteurs qui vous ont inspiré ?

Ils sont nombreux. Mais, avec le recul, ceux qui ont constitué une source d’inspiration directe sont sans doute George Orwell avec 1984, Aldous Huxley avec Le meilleur des mondes, etc.  A côté de cette littérature d’anticipation, j’ai été profondément marqué par certains auteurs japonais. En particulier, Kawabata qui a une façon unique d’aborder les tourments de l’âme humaine. Je suis également fasciné par les livres de Mishima ou de Murakami.

Où puisez-vous l’inspiration ?

Dans la vie de tous les jours pour définir et faire vivre mes personnages. Dans les paysages, les plans des villes pour définir le décor. Adieu Sophia a été fortement inspiré par des paysages de montagne. Enfin, dans des ouvrages spécialisés ou sur Internet quand il s’agit de me documenter sur une technologie, une question scientifique.

Qu’est-ce qui vous a conduit à l’autoédition ?

L’impatience, en premier lieu. Je n’avais pas envie de passer des années à trouver un éditeur traditionnel. L’envie de dominer l’ensemble de la chaîne ensuite, depuis la première idée jusqu’à la mise en page finale et la publication en ligne. Je dois ajouter que la disponibilité de platesformes pratiques, comme Kobo Writing Life, m’a conforté sur la voie de l’autoédition.

Quels sont les avantages à être un auteur indépendant ?

L’autonomie. Pouvoir écrire à son rythme, effectuer ses propres révisions est extrêmement plaisant. Mais la médaille a son revers. C’est assez difficile de reprendre son propre texte, il faut développer une exigence particulière, ne rien se laisser passer.

Avez-vous de nouveaux projets en cours ? 

Oui, en particulier un nouveau roman de technofiction dont l’action se situera en Italie.

Quel est le meilleur conseil que vous ayez reçu en tant qu’écrivain ?

Comme pour tout le reste : continue, ne lâche pas.

Et vous, quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un auteur qui souhaite se lancer dans l’aventure de l’autoédition ?

S’armer de persévérance et ne pas sous-estimer la promotion. Sans cela, publier sur une plateforme ne sert à rien. J’ai encore beaucoup de progrès à faire à ce niveau-là…

Qu’avez-vous retiré de votre participation à l’Open Pitch organisé par Kobo Writing Life au Salon FNAC Livres ?

Une grande reconnaissance envers ceux qui ont pris le temps de m’écouter, de me lire. Et aussi, un encouragement à continuer. C’est très sympathique de croiser d’autres auteurs, d’échanger avec eux.

Quelle est votre lecture du moment ?

La mer de fertilité de Yukio Mishima, La Métamorphose de Franz Kafka et Testimone inconsapevole de Gianrico Carofiglio.

Pour finir, quelle pourrait être la citation qui vous représente le mieux ?

« Vous ne possédez rien en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne. » George Orwell 


adieu-sophiaSynopsis Adieu Sophia
« Adieu les mauvais souvenirs, les frustrations du passé. Repartez du bon pied avec une personnalité qui vous convient mieux » : tels sont les arguments publicitaires mis en avant par la firme New Life en 2025.
Voilà de quoi exciter la curiosité de Sophia Karlov, reporter à Focus High Tech, magazine spécialisé dans la technologie et ses applications. Ses investigations vont la mener au coeur des Alpes, dans la vallée de Chamonix. Au sein de ce paysage magnifique, elle découvrira l’amour. Un amour contrarié car les dirigeants des multinationales, objet de son enquête, feront tout pour l’empêcher de révéler la vérité sur leurs activités.

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