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Les coulisses d’un best-seller

Avec son roman paru en 2016 Hier encore, c’était l’été, Julie de Lestrange a surfé en tête des ventes sur la librairie Kobo une bonne partie de l’année 2016. A tel point que son titre figure parmi les best-sellers de l’année dernière. Il trône d’ailleurs toujours en bonne place du Top 50 en ce début d’année 2017. Nous avons voulu connaître son secret pour un tel succès doublé d’une si belle longévité.

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C’est bien connu : il n’y a pas de recette miracle pour faire un best-seller. Néanmoins, certains paramètres peuvent peser dans la balance. Tour d’horizon des éléments qui peuvent faire la différence et propulser un titre sous les projecteurs, en compagnie de l’auteure à succès Julie de Lestrange.

Une belle couverture

Votre couverture aux couleurs chaudes est particulièrement réussie. Comment vous y êtes-vous prise pour sa création : avez-vous travaillé avec un graphiste ? Si oui, quel était le message de votre pitch ? Comment avez-vous choisi l’image ?

J’ai la chance d’avoir fait des études de communication qui m’ont permis d’acquérir quelques notions de graphisme et de réaliser moi-même la couverture de mon livre. Concernant le choix de la photo, je voulais une belle image qui soit synonyme d’été et de nostalgie. J’ai pris le temps de la chercher. J’ai consulté plus d’un millier de clichés avant d’arrêter mon choix sur celui-ci et de retravailler sa colorimétrie.

Un titre évocateur

Hier encore, c’était l’été est un titre un brin nostalgique, qui va d’ailleurs de pair avec la teinte jaunie de votre couverture. Est-ce parce que vous vouliez surfer sur le côté feel-good très en vogue en ce moment ? Comment avez-vous trouvé ce titre qui fait tilt dans l’esprit du lecteur ?

Écrire un roman optimiste (je préfère ce terme à feel-good) est un parti-pris complètement assumé. Lasse et déprimée par l’actualité, je ressentais le besoin d’écrire des choses légères ou, à défaut, empreintes de positivisme. J’avais envie de montrer que, dans la vie, il n’y a pas que des personnages torturés, pervers, et négatifs. Les beaux et bons sentiments existent, se rencontrent tous les jours et méritent d’être mis en valeur.

Pour le titre, il faut rendre à César ce qui lui appartient, c’est ma maman qui l’a trouvé, au cours d’un brainstorming auquel tout mon entourage a participé !

Un synopsis qui parle au lecteur

Alexandre, Marco, Sophie et les autres… Une bande d’amis que le lecteur découvre à travers le roman, et qu’il ne voudrait plus quitter. Comment avez-vous réussi à créer une telle proximité entre vos personnages et vos lecteurs ?

L’histoire d’Alexandre et de ses amis est celle d’une joyeuse bande de copains qui s’aiment profondément. Elle s’inscrit aussi dans une époque (les années 2000) à laquelle tout lecteur peut se référer. Ensuite, les aventures de mes personnages sont celles de la vie « quotidienne ». Les amours déterminantes, les amitiés qui se nouent et se délitent, le rapport aux générations antérieures, les difficultés liées à l’emploi, trouver sa place dans la société, composer avec les dangers et peurs que celle-ci véhicule. Mon roman parle avant tout de l’être humain, ses sentiments, ses failles, ses grandeurs, chacun s’y reconnaît et c’est, je pense, ce qui plaît.

Un texte abouti et une écriture sensible

Comment vous est venu ce projet ? Combien de temps vous a-t-il fallu pour l’écrire, le peaufiner, le mûrir ?

Je me suis inspirée d’une histoire vraie, la mienne. Comme dans le roman, cela fait plus de cinquante ans que ma famille est amie avec les membres d’une autre famille, qui, au départ, étaient de simples voisins. Une amitié qui a débuté avec la génération de mes grands-parents, juste après la guerre, et qui se poursuit aujourd’hui avec nos enfants.

Comment avez-vous procédé pour la correction du texte et sa relecture ?

J’ai mis environ huit mois à écrire la première trame et six pour la corriger. Concernant la relecture, j’ai fait confiance à un logiciel professionnel et à l’œil de lynx de certains proches. Évidemment, il subsiste toujours quelques coquilles. Personne n’est infaillible !

Des avis dithyrambiques de la presse et des blogueurs

Dans votre synopsis, vous indiquez les chroniques du livre dans la presse et les blogs : comment avez-vous réussi à obtenir de telles chroniques, notamment de la presse ? Quel impact cela a-t-il pu avoir sur le succès de votre livre ?

Les critiques presse sont intervenues au moment de la sortie papier du livre, en mars 2016. Elles sont le fruit du travail du service presse de ma maison d’édition, Mazarine (Fayard).

En revanche, celles des blogueurs sont venues bien avant. Je les ai démarchés un par un en leur demandant s’ils acceptaient de recevoir mon livre. Certains ont accepté. Merci à eux. Ils ont été le premier tremplin !

De vrais fans sur les réseaux sociaux

Vous avez une communauté de lecteurs très engagée, à tel point que vous croulez sous les réponses lorsque vous lancez des sondages sur votre page Facebook (le dernier en date sur le match entre livre papier et livre numérique n’a pas dérogé à la règle) ! Quel rôle a joué cette communauté dans le bouche-à-oreille et la prescription du livre ?

Un rôle immense, mais c’est un sacré travail. Cela demande beaucoup de temps et d’investissement. J’essaie de répondre à tout le monde même si cela devient de plus en plus difficile. Depuis quelques mois, je publie chaque lundi une petite histoire qui participe au succès de la page. Les gens sont touchés, en bien ou en mal, réagissent. Il est vraiment intéressant de pouvoir interagir ainsi avec les lecteurs. Je reçois des messages adorables. D’autres, plus critiques. Cela fait partie du jeu.

Une version papier

Hier encore, c’était l’été est disponible au format papier dans toutes les librairies. Faites-vous beaucoup de dédicaces et de salons du livre ? La version papier a-t-elle eu le même succès que la version numérique ?

La version papier connaît un très beau succès même s’il est pour l’instant moins important que celui de la version numérique. Cela dit, toutes éditions confondues, on atteint tout de même les 50 000 exemplaires. Un vrai rêve !

J’ai fait beaucoup de salons et de dédicaces au moment de la sortie du livre. Moins maintenant. Mais cela va reprendre avec la sortie du poche en mai et celle de la suite, à l’automne.

Une version numérique à un prix attractif

Quel retour d’expérience pourriez-vous faire sur l’exploitation numérique ? Avez-vous touché de nouveaux types de lecteurs et y a-t-il, selon vous, des profils de lecteurs différents selon les plateformes ? Que pourriez-vous dire de la plateforme Kobo Writing Life pour inciter les auteurs à y publier leurs titres ?

Je pense que le numérique a un très bel avenir devant lui sans pour autant pénaliser le livre papier. L’usage en est simplement différent. La liseuse s’avère très utile lors d’un déplacement, ou dans le métro par exemple, mais ne remplace pas le charme d’une page cornée ou d’un livre que l’on offre ou prête. Les deux sont complémentaires.

De la même manière, concernant les plateformes numériques, chacune a son intérêt. Kobo rencontre un public large et possède l’avantage d’être présent en boutique via le réseau FNAC. On s’adresse alors à un lectorat qui a le goût de la culture et de la littérature. C’est aussi un public sensible aux conseils des libraires.

Votre routine d’écriture

La petite histoire du lundi : est-ce d’abord un exercice d’écriture créative ou un partage avec vos fans ? Que faites-vous quand rien ne vient au bout de votre plume/clavier ?

La petite histoire du lundi est née d’un blog que j’avais ouvert lorsque je travaillais encore dans la communication. Un exutoire qui me permettait de diffuser de courts billets dès que j’en avais le temps. Le format a plu, alors je l’ai repris sur ma page Facebook. Certaines histoires sont tirées du blog, d’autres sont inédites. Pour l’instant, je n’ai pas eu de panne d’inspiration. Je croise les doigts. Les sujets partent toujours d’une observation, d’un personnage, d’une situation… J’essaie de me glisser dans la peau des autres. Parfois, c’est ma vie que je raconte. Cela dépend.

Pour finir, un mot de vos futurs ouvrages ?

Je suis en train de finir la suite de Hier encore, c’était l’été qui paraîtra à l’automne prochain chez Mazarine (Fayard).

Ensuite, j’ai écrit un roman d’anticipation pour un public young adult, que je retravaille actuellement. Si des éditeurs sont intéressés, qu’ils n’hésitent pas à me contacter !


Découvrez le best-seller de Julie de Lestrange, Hier encore, c’était l’été sur Kobo !

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Passionnée de littérature, Julie de Lestrange écrit pour la télévision, le théâtre et le milieu du spectacle. Publié en 2016, Hier encore, c’était l’été est son premier roman, paru chez Mazarine.

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