De l'art d'écrire

En tête-à-tête avec Philippe Saimbert

Toutes les deux semaines, des auteurs Kobo Writing Life vont se prêter au jeu des questions / réponses et seront mis à l’honneur sur le blog. Vous aurez ainsi l’opportunité d’en savoir un peu plus sur leur goût pour l’écriture et leurs influences. Les auteurs n’hésiteront pas à partager des conseils et astuces pour celles et ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure de l’autoédition ou qui hésitent encore.

Portraits ecrivains

 

Aujourd’hui c’est Philippe Saimbert qui ouvre le bal.

Philippe Saimbert

  Philippe Saimbert

Quand avez-vous découvert votre passion pour l’écriture ? Y a-t-il un livre en particulier qui vous a donné l’envie d’écrire ?

Ce sont les grands auteurs de la BD moderne qui m’ont donné l’envie d’écrire. Car je suis d’abord passé par le scénario de BD avant de me lancer dans le roman. J’ai été très influencé par l’humour décalé de Pilote ou les hors-série de L’Echo des Savanes. Et également par la BD américaine avec Bruce Jones, Gimenez, Pepe Moreno, Will Eisner (Big City), les dialogues incisifs de Bernet et Abuli (Torpédo), etc.

Quel est l’écrivain qui vous a le plus inspiré ?

Il y en a beaucoup. Et je parlerai plus d’auteurs que d’écrivains car je tiens à saluer les scénaristes de BD et de cinéma. Je cite Henri Vernes pour rendre hommage à l’écrivain de mon enfance.

Quel est le meilleur conseil que vous ayez reçu en tant qu’écrivain ?

Un conseil que j’ai lu. Pour faire un bon film (valable pour un bon roman), il faut trois choses : une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire. De plus, ne pas croire à l’idée originale. Inutile de la chercher. Tout a été raconté par nos illustres aînés. Seule la façon de raconter l’idée diffère. Le plus dur étant de rester original sur une trame classique. J’écrirai bientôt un article sur le sujet.

Où puisez-vous l’inspiration ?

Je suis une éponge qui se gorge de maints éléments : actualités, reportages, musique, cinéma, histoires vécues. Quand j’ai un pitch, je commence toujours par la fin. Même si je ne connais pas les chemins que je vais emprunter… je sais où je vais.

Où écrivez-vous habituellement ?

Vous allez être très étonné mais j’écris… dans mon bureau. Il me faut le calme absolu.

Qu’est-ce qui vous a conduit à l’autoédition ?

Il s’est trouvé que j’ai pu récupérer les droits de plusieurs de mes romans à peu près à la même période. Le numérique commençait à faire son chemin dans le monde de l’édition et je m’y suis naturellement intéressé. Je préfère la version papier d’un livre mais le format universel ePub est appelé à remplacer les livres de poche. La liberté de publier des projets parfois hors-normes (je pense à Il faut marier Bertrand qui est vraiment « rock’n’roll » dans l’esprit), le fait de garder tous les droits sur mes projets et aussi, il faut le dire, le côté financier. Toucher entre 50 et 70% de royalties et être payé tous les mois sont des avantages sur lesquels il est difficile de revenir.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un auteur qui souhaite se lancer dans l’aventure de l’autoédition ?

Si cela peut intéresser certaines personnes, j’ai écrit un article sur mes débuts dans l’édition indépendante : débuter dans le monde de l’autoédition.

L’édition indépendante souffre d’une mauvaise image. Parfois à raison. Tous les auteurs indés que je côtoie ont cependant à cœur de présenter un travail professionnel. Voici le conseil prioritaire que je donne aux auteurs en devenir : présentez un travail de pro. Car vous êtes non seulement auteur mais éditeur. Et vous allez voir que le travail d’éditeur représente autant d’investissement en temps que celui de l’écriture. Car l’auteur doit assumer tous les postes : relectures, corrections, création des eBooks et des maquettes, choix graphiques des couvertures, démarches administratives (ISBN, dépôts légaux). Enfin et certainement le pire… le maquis des cotisations sociales et des déclarations de revenus.

Sur quel projet travaillez-vous en ce moment ?

Je travaille sur trois projets. Une romance assez dure et passionnée se déroulant en Béarn, un thriller sous forme de BD que mon dessinateur et moi-même allons lancer en crowdfunding et… « la suite » de L’héritage de tata Lucie. Ce ne sera pas vraiment une suite mais une histoire parallèle. Plus « féroce » dans l’esprit même si le pitch restera le même. J’aime alterner les genres en écrivant et selon mon humeur.

Avez-vous en tête un objectif que vous souhaitez atteindre mais que vous n’avez pas encore accompli ?

Le cinéma est l’un de mes grands rêves. Un producteur avait mis une option sur l’un de mes scénarios: Le fossile d’acier (que j’ai fini par adapter en roman). Mais comme souvent, le film ne s’est pas fait pour des questions de budget. J’aimerais aussi trouver un arrangeur musical pour mettre en forme des mélodies qui me trottent dans la tête.

Quelle est votre lecture du moment ? Votre genre favori ?  

Je suis en train de relire une formidable nouvelle de Bruce Jones: « Rex et moi ». J’adore la SF et le fantastique. Mais peu importe le genre si l’histoire arrive à m’emporter. Je viens juste de découvrir un film sublime: Whiplash. Je ne suis pas fan de jazz et la batterie est un instrument qui peut sembler ingrat mais je peux vous assurer qu’il y a longtemps que je n’avais pas vibré pour une histoire ! Des larmes, du sang, de la sueur, de la cruauté. Un final éblouissant. Bref… un chef-d’oeuvre.

Quel est l’avenir de l’édition indépendante ?

Une chose est certaine, l’édition indépendante doit beaucoup aux acteurs du numérique. Je parle bien entendu des principales plateformes de ventes. Kobo est un acteur incontournable de l’édition indépendante : les responsables (comme Camille Mofidi) mettent souvent en avant des projets indés. J’ai vendu 10 000 exemplaires de L’héritage de tata Lucie uniquement sur Kobo. Un score incroyable pour une comédie sans prétention. Je sais que Kobo prépare une offre de POD (Impression à la demande). Si cette offre se déclinait sur le site partenaire de la Fnac, ce serait une précieuse opportunité pour les auteurs. Le grand regret des indés étant de ne pas être présents dans les libraires physiques. Mais un jour, qui sait ?…


Ne tardez plus à découvrir le best-seller de Philippe SaimbertL’héritage de tata Lucie :

heritage de tata lucie

Histoire :

Tata Lucie est une emmerdeuse. De son vivant, ce n’était pas une sainte mais une fois morte, elle se surpasse pour pourrir la vie de sa famille. Le testament est clair: pour toucher l’héritage, les neveux vont devoir s’installer avec leur famille dans la maison de la défunte. Et ce n’est pas un palais! Tata Lucie leur a réservé une autre surprise. Une sorte de chasse au trésor rocambolesque, les pieds dans la boue. Bienvenue à la campagne ! C’est certain, les chers neveux ne vont pas s’ennuyer et, au cœur du Béarn, ils sont entraînés dans une aventure qu’ils ne risquent pas d’oublier… Mais que ne ferait-on pas pour toucher le pactole ?
Comique de situation, dialogues savoureux et coups de théâtre s’enchaînent jusqu’au final orchestré par tata Lucie. Un dénouement forcément surprenant.

>> L’Héritage de tata Lucie <<

>> Blog de Philippe Saimbert <<

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